Caractéristiques et historique des inondations
L’agglomération toulousaine est exposée à plusieurs types d’inondations, aux caractéristiques différentes. Il s’agit principalement d’inondations par :
- Débordement de la Garonne et de l’Ariège ;
- Débordement des affluents : Hers-mort, Touch, Aussonnelle, Louge, Lèze … ;
- Ruissellement.
Des inondations peuvent également être causées par des remontées de nappe (phénomène d’ampleur limitée) ou par la rupture de barrages (probabilité très faible). Ces deux typologies sont abordées brièvement à la fin de cette page.
Certains termes techniques sont employés dans cette page. Retrouvez toutes les définitions dans la page Glossaire.
La Garonne et l’Ariège : rivières pyrénéennes aux crues puissantes

Mode de formation
Les crues de ces deux rivières se forment à la suite de précipitations importantes et longues (de l’ordre de 48 heures, soit 2 jours) sur le massif pyrénéen et ses contreforts et/ou à la suite d’une fonte rapide de la neige pyrénéenne.
Ainsi, il peut y avoir une forte crue de la Garonne et de l’Ariège sans qu’il y ait eu de fortes précipitations dans l’agglomération toulousaine !
Saisonnalité
Les crues de ces cours d’eau se forment quasi-systématiquement durant l’hiver ou le printemps. La fin du printemps est particulièrement à risque car il s’agit de la période la plus pluvieuse, ainsi que celle de fonte des neiges.
Dynamique
La Garonne et l’Ariège connaissent des crues violentes, pour deux raisons principales :
- La forme du bassin versant en “éventail” favorise une convergence rapide et simultanée des crues des différents cours d’eau issus des Pyrénées et de leurs contreforts ;
- La proximité entre les Pyrénées et l’agglomération toulousaine favorise une arrivée rapide de la crue.
Par conséquent :
- Le rythme de montée du niveau d’eau de la Garonne peut atteindre 50 cm/h à Toulouse ;
- La durée habituelle entre le début et le maximum des crues (ou « temps de montée ») de la Garonne est de l’ordre de 18 à 48 heures à Toulouse, soit entre un peu moins d’un jour et deux jours ;
- La durée de la décrue est de l’ordre de 1 à 3 jours. Certains secteurs en bord de Garonne peuvent toutefois rester submergés plus longtemps, parfois plus d’une semaine, s’ils sont situés dans un point bas, en raison de la remontée de la nappe phréatique durant la crue.
- L’ampleur des crues n’étant connue que quelques heures à l’avance, les autorités n’ont que peu de temps pour organiser les opérations de sauvegarde au regard du nombre d’enjeux impactés.
En comparaison, la crue de la Seine à Paris en juin 2016, jugée rapide par rapport aux crues habituelles de ce fleuve, a eu un temps de montée d’une semaine, avec un rythme de montée de 50 cm en 8h durant la phase la plus rapide de la crue !

Ampleur des débordements
De façon générale, la Garonne et l’Ariège sont assez encaissées au droit de l’agglomération toulousaine. Autrement dit, leurs berges sont souvent nettement plus élevées que la surface de l’eau. Par conséquent, les débordements sont limités pour des crues modérées à fortes, comme celle de janvier 2022 (période de retour 25 ans) : environ 8 % du territoire des communes traversées est inondable pour cette gamme de crue.
Cette configuration peut donner la sensation que les inondations sont un risque mineur pour le territoire. Ce sentiment est renforcé à Toulouse, où une grande partie de la traversée de la ville est protégée par des digues.
- Pourtant, lors des crues, même mineures, de nombreux agents municipaux et métropolitains sont mobilisés pour garantir le bon fonctionnement des ouvrages de protection, sans quoi certains quartiers (Saint-Cyprien notamment) se retrouveraient inondés ;
- De plus, la crue de janvier 2022 a montré que des personnes pouvaient se retrouver en situation de danger et que des bâtiments et activités situés en bord de cours d’eau pouvaient être endommagés, comme l’illustrent les photos suivantes.

En revanche, en cas de crue exceptionnelle, les débordements sont beaucoup plus conséquents. Ainsi, pour une crue similaire à celle de juin 1875 (période de retour comprise entre 200 et 500 ans), environ 17 % du territoire des communes traversées est inondable. Les communes situées à l’aval de Toulouse sont les plus exposées, avec une zone inondable s’étendant sur plus de 2 km.
De plus, environ 11 % de ce territoire se retrouverait exposé à un aléa « fort », c’est-à-dire une hauteur d’eau supérieure à 1 mètre et/ou à des vitesses d’écoulement élevées.
Pour une telle crue, les digues de Toulouse peuvent encore éviter l’inondation mais arrivent à la limite de la protection qu’elles peuvent offrir. De nombreuses évacuations préventives seraient donc nécessaires.
C’est en particulier le cas sur le secteur de l’Hôtel-Dieu et de la Grave : la configuration très particulière de ce secteur (bâtiments historiques très anciens faisant aussi office de digue) ne permet pas à ce jour de garantir une résistance au-delà d’une crue centennale. Des études sont en cours sur ce secteur, et plusieurs exercices d’évacuation impliquant du public ont été réalisés par la Ville en 2024 et 2025.
Notez enfin que le seul secteur faiblement impacté par une crue de cet acabit est le tronçon de Garonne très encaissé en amont de Pinsaguel (confluence Garonne-Ariège).
Pour visualiser les zones inondables, consultez la carte interactive.
Avant 1875, de nombreuses crues marquantes
Au cours des siècles passés, les communes riveraines, en particulier Toulouse, ont été confrontées à des crues dévastatrices de la Garonne, occasionnant à plusieurs reprises des décès par dizaines, des destructions d’habitations par centaines et des destructions de ponts et de bâtiments majeurs.
Jules Chalande, historien et naturaliste toulousain, a recensé plus de 50 débordements meurtriers entre 1220 et la fin du XIXème siècle. Il est à noter que des décès ont pu être entraînés par des crues mineures, au regard de l’absence de mesures de prévention à cette époque.
Une vingtaine de « grandes crues », ayant engendré des dommages divers, ont été recensées dans les archives entre le XIIIème siècle et la moitié du XIXème. Elles sont illustrées et brièvement décrites sur la frise suivante, tirée de l’exposition des 150 ans de la crue historique de 1875, organisée en 2025 par la Ville de Toulouse.

L’ampleur des dommages relevés pour plusieurs de ces épisodes s’explique par la violence des crues, mais aussi par l’absence de mesures de prévention, notamment :
- Absence de moyens de prévision ;
- Présence de nombreux bâtiments fragiles et activités économiques en zone inondable, sans ouvrage de protection (digue, renforcement de berge…) ;
- Présence de nombreux “obstacles” dans le lit de la Garonne (moulins, bateaux-lavoirs, péniches aménagées…), qui aggravaient la situation, en obstruant une partie du chenal d’écoulement de la rivière (conduisant à la hausse du niveau d’eau) et en venant percuter ponts et bâtiments lorsqu’ils se faisaient emporter.
La crue historique du 23 juin 1875 : « l’Aigat de la Sant Joan »*
* « Aigat de la Sant Joan » signifie « déluge de la Saint-Jean » en occitan.

À la suite d’un printemps très pluvieux, et alors que les sols étaient gorgés d’eau, de fortes pluies se sont abattues sur les Pyrénées et leur piémont entre le 21 et le 23 juin. Cette combinaison de phénomènes a conduit à la formation de la plus forte crue connue de la Garonne, de mémoire de toulousain.
À Toulouse, épicentre de cette catastrophe, les premiers débordements se manifestent dans la nuit du 23 juin, sur la Prairie des Filtres, l’île du Ramier et le quartier de Port-Garaud. Dans la matinée, les premières zones habitées sont impactées : faubourg Saint-Michel, île de Tounis puis, vers midi, le faubourg Saint-Cyprien, qui sera le plus durement touché (jusqu’à plus de 3 mètres d’eau). Les débordements s’accentuent l’après-midi, tandis que plusieurs ponts sont emportés par la force des flots. Le pic de crue est atteint vers minuit, rendant d’autant plus difficiles les opérations de secours. La hauteur atteinte à l’échelle de mesure du Pont-Neuf, 8 mètres 32, dépasse de plus de 1 mètre 50 les plus fortes crues enregistrées depuis le début des mesures, au début du XVIIIème siècle. La décrue prendra ensuite plusieurs jours, révélant progressivement l’ampleur des dégâts.
Le bilan humain et matériel est aussi le plus lourd enregistré : 209 victimes, plus de 1 100 habitations détruites et 25 000 sans-abris recensés sur la seule ville de Toulouse. Sur les 4 ponts qui enjambaient la Garonne à Toulouse à cette époque, seul le Pont-Neuf a résisté, tandis que les ponts d’Empalot, de Saint-Michel et de Saint-Pierre ont été emportés en tout ou partie. Le plan « Sirven » ci-après illustre la zone inondée et les bâtiments détruits.





Au-delà de Toulouse, c’est tout l’arrière-pays toulousain qui a été impacté par cette crue exceptionnelle. Un bilan fait état de 330 décès à l’échelle de la Haute-Garonne, 116 dans le Tarn-et-Garonne et 30 dans le Lot-et-Garonne. Plus de 2600 maisons auraient été détruites à l’échelle de la Haute-Garonne.
De nombreuses plaques, marques gravées et témoignages attestent de l’ampleur de cette crue sur le territoire. Ces « repères de crue » sont visualisables sur la carte interactive.

Depuis 1875, aucune crue exceptionnelle
La crue de juin 1875 est la dernière crue exceptionnelle observée sur la Garonne dans l’agglomération toulousaine. Depuis lors, la plus forte crue connue est celle de février 1952, qui avait atteint 4 mètres 57 au Pont-Neuf (période de retour de l’ordre de 50 ans), et que l’on peut qualifier de crue majeure. Depuis 1952, trois crues notables ont dépassé 4 mètres à l’échelle du Pont-Neuf, en mai 1977, juin 2000 et janvier 2022 (périodes de retour comprises entre 20 et 30 ans).

*Notes relatives au graphique :
- Depuis 1875, les conditions d’écoulement de la Garonne ont changé. En effet, le lit de la Garonne s’est enfoncé et l’aménagement des bords de Garonne a été modifié. Par conséquent, une crue d’intensité similaire à celle de juin 1875 atteindrait aujourd’hui 7,60 m à l’échelle du Pont-Neuf. La crue centennale atteindrait quant à elle une hauteur de 5,60 m environ ;
- Pour cette raison, il est fait l’hypothèse que la crue de février 1952 était en réalité plus forte que celle observée en 1879 ;
- Seules les principales crues sont représentées ici. La chronique complète des hauteurs mesurées ou reconstituées à l’échelle du Pont-Neuf depuis 1857 est disponible sur le site de l’HydroPortail.
L’ampleur moindre des crues observées depuis 1875 peut s’expliquer par :
- Des modifications durables : enfoncement du lit (plus d’1 mètre par endroits), réduction du nombre d’obstacles dans le lit (moulins…), reboisement des Pyrénées, qui peut contribuer à amortir les crues… ;
- Des situations météorologiques moins favorables à l’apparition de crues majeures sur cette période.
L’absence de crue majeure et de désordres importants a donc conduit à une perte de la mémoire du risque. Pourtant, de nouvelles crues majeures se produiront à nouveau à l’avenir. De nombreuses mesures de prévention ont été prises pour réduire le risque, mais elles ne peuvent le supprimer totalement.
Important : contrairement à une idée-reçue courante, les barrages situés en amont de Toulouse sont largement insuffisants pour contenir les crues (ils n’ont pas été prévus pour cela) ou au contraire les aggraver à partir de simples lâchers.
En raison de l’absence de crue majeure récente et de la forte croissance économique et démographique sur le territoire, de très nombreux enjeux ont été implantés en zone inondable.
À ce jour, une crue de la Garonne (et de l’Ariège) similaire à celle de 1875 impacterait, entre Muret (et Clermont-le-Fort sur l’Ariège) et Saint-Jory, environ :
- 43 000 logements, pour 70 000 habitants ;
- 11 000 entreprises, pour 43 000 emplois ;
- 130 établissements sensibles (hôpitaux, EHPAD, écoles, casernes…)
Le coût des dommages aux bâtiments et aux activités agricoles d’une telle crue pourrait atteindre 1 Milliard d’euros.
Le cas particulier de la ville de Toulouse
La ville de Toulouse concentre plus de 2/3 des enjeux recensés en zone inondable en cas de crue exceptionnelle. En particulier : environ 51 000 habitants (10% de la population communale) et 100 établissements sensibles.
La quasi-totalité de ces enjeux sont situés à l’arrière des imposantes digues de Garonne, ce qui doit permettre de limiter fortement les dégâts. En effet, ces digues, majoritairement construites au cours de la seconde moitié du XXème siècle (à la suite de la crue de février 1952), ont pour objectif d’éviter l’inondation des zones protégées jusqu’à une crue équivalente à celle de juin 1875. Néanmoins, bien que ces digues soient régulièrement surveillées et consolidées, la défense n’est pas infaillible en cas de crue exceptionnelle.
Nota : à date de septembre 2026, le niveau de protection des digues de Toulouse est inférieur à la crue de référence (juin 1875) sur deux secteurs, avec néanmoins un niveau de protection restant élevé :
- Sur le secteur d’Empalot, le point le plus bas du système d’endiguement est situé au niveau de la bretelle d’accès à la rocade. En cas de crue exceptionnelle, un dispositif de fermeture mobile est prévu sur ce secteur, mais ne présente pas de garanties suffisantes. Ainsi, en cas de défaillance, des débordements peuvent apparaître en cas de crue très rare (période de retour de l’ordre de 200 ans). Des travaux sont programmés en 2027 pour rehausser la voirie, et ainsi s’affranchir de ce dispositif ;
- Sur le secteur de Saint-Cyprien, la configuration très particulière (bâtiments historiques très anciens faisant aussi office de digue) ne permet pas à ce jour de garantir une résistance au-delà d’une crue centennale. Des études sont en cours sur ce secteur, et plusieurs exercices d’évacuation impliquant du public ont été réalisés par la Ville en 2024 et 2025.
En-dehors de la ville de Toulouse
Deux autres secteurs concentrent la majorité des enjeux restants :
- La zone de confluence Garonne-Ariège ;
- Le large champ d’expansion de crue de la Garonne à l’aval de Toulouse, entre Blagnac et Saint-Jory.
Sur ces secteurs, le seul ouvrage de protection contre les crues est situé à Blagnac, pour protéger un quartier qui serait inondé pour des crues modérées en absence de protection : environ 500 logements, plus de 1 000 habitants, plusieurs établissements sensibles dont une école et un EHPAD.
L’absence d’autre ouvrage de protection sur ces secteurs s’explique en partie par le faible nombre d’enjeux exposés pour des crues modérées à fortes sur l’ensemble du tronçon (ville de Toulouse comprise), pour lesquelles on dénombre :
- 170 logements ;
- Une centaine d’entreprises ;
- 3 établissements sensibles.
Une carte de localisation des principaux secteurs à enjeux est disponible sur la page Chiffres-clés.
Les mesures de prévention, au-delà des ouvrages de protection
Les ouvrages de protection ne sont qu’une solution de dernier recours, lorsque les enjeux existants en zone inondable sont nombreux et sensibles, et que les nouveaux risques induits par les ouvrages (rupture, sur-inondation de zones non protégées…) sont jugés acceptables.
Dans les secteurs non protégés, mais aussi au droit des zones protégées, des mesures complémentaires sont à mobiliser de façon impérative :
- Adapter l’aménagement du territoire : limiter l’exposition et la vulnérabilité de nouveaux enjeux en zone inondable, réduire la vulnérabilité des enjeux existants (surélever, étanchéifier…), maîtriser l’impact des aménagements sur les territoires situés à l’aval… Des règles et prescriptions sont imposées à travers les Plans de Prévention des Risques inondation (PPRi).
- Se préparer aux prochains épisodes d’inondation : améliorer la prévision, établir et tester régulièrement l’organisation de gestion de crise (à l’échelle du département, d’une commune, d’une entreprise, d’une école, d’une maison…), planifier les actions à mettre en oeuvre après une inondation…
Pour en savoir plus :
Les affluents de l’arrière-pays toulousain : des rivières plus modestes, mais des secteurs vulnérables

Nota : Pour plus de détails sur les caractéristiques propres à chacun des principaux affluents, veuillez consulter le rapport de diagnostic du territoire, disponible sur la page du dossier de présentation du PAPI complet, accessible en cliquant ici.
Mode de formation
Les crues de ces rivières se forment à la suite de précipitations importantes et relativement longues (de l’ordre de 12 à 48 heure, soit d’une demi-journée à 2 jours) sur la majeure partie de leur bassin versant. Ces rivières prenant leur source à faible altitude (entre 300 et 500 m) dans les collines de l’arrière-pays toulousain, leurs crues ne sont pas influencées par la fonte des neiges.
Saisonnalité
Les crues de ces cours d’eau se forment principalement en hiver et au printemps, mais elles peuvent également apparaître en automne, voire en été (par exemple, crue centennale de la Louge et de plusieurs cours d’eau gersois en juillet 1977).
Dynamique
Les pentes des cours d’eau et de leurs versants sont moins importantes que celles de la Garonne et de l’Ariège, impliquant des crues moins puissantes. Elles sont néanmoins plus rapides, en raison de la petite taille des bassins versants concernés :
- La durée habituelle entre le début et le maximum des crues (ou « temps de montée ») est compris entre une dizaine et une trentaine d’heures, soit entre une demi-journée et un jour et demi ;
- La durée de la décrue est du même ordre de grandeur.
Ampleur des débordements
L’extension des zones inondables est très variable selon les tronçons de cours d’eau considérés. Les spécificités du territoire sont :
- Concernant les affluents en rive gauche de la Garonne :
- Des zones inondables globalement larges sur la majorité du parcours de ces cours d’eau, avec en particulier une zone inondable très large le long du Touch en amont de Plaisance : jusqu’à plus de 2 km en cas de crue exceptionnelle, et plus de 1 km pour des crues modérées ;
- Des zones inondables qui se réduisent fortement sur leur partie aval, en raison de l’enfoncement de leur lit dans la basse terrasse de la Garonne ;
- Concernant l’Hers-mort :
- Une zone inondable large entre Baziège et Labège : jusqu’à plus de 1 km, pour des crues exceptionnelles mais aussi pour des crues modérées ;
- Une zone inondable quasi inexistante entre Labège et Balma, en raison d’un recalibrage très conséquent du lit mineur et de son déplacement lors de la construction de la rocade est de Toulouse.
En cas de crue modérée à forte (période de retour de l’ordre de 30 ans), environ 8 % du territoire des communes traversées est inondable.
En cas de crue exceptionnelle, environ 11 % du territoire des communes traversées est inondable. Les hauteurs d’eau et les vitesses d’écoulement sont moindres que pour les crues de la Garonne. Ainsi, seulement 3 à 4 % du territoire traversé par les affluents sont exposés à un aléa fort (hauteur d’eau supérieure à 1 m et/ou vitesses d’écoulement élevées).
Pour visualiser les zones inondables, consultez la carte interactive.
La connaissance de l’historique des crues est variable selon les affluents, en fonction de leur importance, et du niveau d’urbanisation au moment où ces crues se sont produites.
Comme pour la Garonne, l’épisode pluvieux de juin 1875 a entraîné des crues exceptionnelles sur la plupart des affluents, avec néanmoins très peu de témoignages disponibles. Sur certains cours d’eau (en particulier l’Hers-mort), les archives permettent de retrouver des informations sur les crues jusqu’au milieu du XVIIIème siècle.
Comme pour la Garonne également, l’épisode de février 1952 a entraîné des crues majeures sur la plupart des affluents, pour lesquelles des témoignages sont disponibles, bien qu’ils restent limités. C’est en particulier le cas sur le Touch et sur l’Hers-mort.


Depuis février 1952, les crues des affluents ont été globalement plus modérées, hormis les crues de juillet 1977 sur la Louge et de juin 2000 sur la Lèze (crues centennales). Ainsi, la majeure partie du territoire n’a pas connu de crue exceptionnelle depuis plusieurs décennies.
Si les aménagements réalisés sur ces cours d’eau (recalibrages, scindement de méandres, merlons..) ont permis de réduire la fréquence des débordements pour les crues modérées, ils ne permettent néanmoins pas de se prémunir contre des crues majeures, et ont parfois simplement déplacé le risque vers l’aval.
Tout comme le cas de la Garonne, en raison de l’absence de crue majeure récente et de la forte croissance économique et démographique sur le territoire, de très nombreux enjeux ont été implantés en zone inondable.
À ce jour, des crues exceptionnelles des affluents de de la Garonne (et de l’Ariège) impacteraient, à l’échelle de l’agglomération toulousaine, environ :
- 9 000 logements, pour 20 000 habitants ;
- 3 000 entreprises, pour 13 000 emplois ;
- 70 établissements sensibles (hôpitaux, EHPAD, écoles, casernes, …)
Le coût cumulé des dommages aux bâtiments et aux activités agricoles de telles crues pourrait dépasser 600 millions d’euros.
Deux cours d’eau concentrant les enjeux et plusieurs secteurs exposés pour des crues fréquentes
Deux cours d’eau concentrent la majorité des enjeux :
- Le Touch, en particulier à Plaisance et Tournefeuille : 3 300 habitants et plusieurs établissements sensibles ;
- L’Hers-mort, en particulier :
- à Baziège : 1 100 habitants, établissements sensibles ;
- à Labège : zone d’activités Innopôle, 7 500 emplois exposés ;
- et entre Launaguet et Bruguières : 2 700 habitants, 1 200 emplois, plusieurs établissements sensibles.
De plus, les affluents (et notamment le Touch et l’Hers-mort) concentrent la grande majorité des enjeux situés en zone inondable pour les crues plus fréquentes : plus de 5 000 habitants et une trentaine d’établissements sensibles pour des crues de période de retour de l’ordre de 30 ans.
Une carte de localisation des principaux secteurs à enjeux est disponible sur la page Chiffres-clés.
Des aménagements historiques de lutte contre les inondations, qui ne suppriment pas les risques
La plupart des affluents ont été soumis à d’importantes modifications (recalibrages, rescindement des méandres, création de linéaires importants de merlons…) de longue date (parfois dès le XVIème siècle) et jusque dans les années 1970-1980, à des fins d’exploitation agricole et d’urbanisation de leurs lits majeurs. Une description détaillée de chacun des affluents est fournie dans le diagnostic du territoire, accessible sur la page Dossier de présentation du PAPI complet.
Ces aménagements, à fort impact sur le fonctionnement écologique des cours d’eau, permettent d’éviter les débordements pour les crues les plus fréquentes, mais sont généralement insuffisants en cas de crue majeure et sont susceptibles de déplacer les risques. Des études sont menées dans le cadre du Programme d’Actions de Prévention des Inondations (PAPI) pour identifier les ouvrages et merlons existants qui permettraient de protéger certains quartiers pour des crues majeures, puis définir les travaux de consolidation qui seraient nécessaires. Si ces ouvrages sont pertinents, ils seront régularisés d’un point de vue administratif, et feront l’objet d’un suivi et d’un entretien régulier et encadré.
Les ouvrages de protection ne sont qu’une solution de dernier recours, lorsque les enjeux existants en zone inondable sont nombreux et sensibles, et que les nouveaux risques induits par les ouvrages (rupture, sur-inondation de zones non protégées…) sont jugés acceptables.
Dans les secteurs non protégés, mais aussi au droit des zones protégées, des mesures complémentaires sont à mobiliser de façon impérative :
- Adapter l’aménagement du territoire : limiter l’exposition et la vulnérabilité de nouveaux enjeux en zone inondable, réduire la vulnérabilité des enjeux existants (surélever, étanchéifier…), maîtriser l’impact des aménagements sur les territoires situés à l’aval… Des règles et prescriptions sont imposées à travers les Plans de Prévention des Risques inondation (PPRi).
- Se préparer aux prochains épisodes d’inondation : améliorer la prévision, établir et tester régulièrement l’organisation de gestion de crise (à l’échelle du département, d’une commune, d’une entreprise, d’une école, d’une maison…), planifier les actions à mettre en oeuvre après une inondation…
Pour en savoir plus :
Les inondations par ruissellement : un risque croissant encore mal appréhendé
Mode de formation
Les inondations par ruissellement se forment lorsque l’eau de pluie ne peut plus être absorbée par le sol et les réseaux de gestion des eaux pluviales. Elles se forment préférentiellement à la suite de pluies très intenses (par exemple lors des orages) sur des durées courtes (quelques dizaine de minutes). Cependant, elles peuvent aussi apparaître suite à une succession d’épisodes de pluie longs et moins intenses.
L’imperméabilisation des sols en milieu urbain (béton, bitume…) favorise fortement ce type d’inondation. Néanmoins, les inondations par ruissellement peuvent aussi être observées en milieu rural, notamment lorsque les sols sont à nu. En effet, les sols nus sont susceptibles de former une croûte quasi-imperméable, appelée croûte de « battance ».
Saisonnalité
Ce type de phénomène peut apparaître toute l’année. Les épisodes les plus dangereux ont toutefois une probabilité plus forte d’apparaître entre fin avril et début octobre, période où sont observés les épisodes pluvio-orageux les plus intenses. Cette période favorable aux pluies intenses pourrait par ailleurs s’allonger sous l’effet du changement climatique.
Dynamique
Les inondations par ruissellement sont extrêmement rapides. Elles apparaissent quasi instantanément lors de l’épisode de pluie intense. Une fois l’épisode terminé, le délai d’évacuation de l’eau dépend de la capacité d’infiltration des sols et des réseaux de gestion des eaux pluviales et des moyens disponibles. Plusieurs jours peuvent être nécessaires pour évacuer totalement l’eau si de nombreux sous-sols ont été impactés.
Ampleur des inondations
Ce phénomène peut toucher de très nombreux secteurs, bien au-delà des zones habituellement inondables par débordement de cours d’eau. Néanmoins, les épisodes de pluie très intenses à l’origine des ruissellements sont généralement assez localisés. Ainsi, ils impacteront une commune ou quelques communes, contrairement aux débordements de cours d’eau, qui affecteraient de très nombreuses communes en cas de crue majeure.
Dans les zones pentues, l’eau peut atteindre des vitesses élevées, pouvant engendrer une érosion des sols (voire des coulées de boue) et emporter des objets, voire des personnes, même si la hauteur d’eau est faible.
Dans les zones plates, l’eau peut s’accumuler sur quelques dizaines de centimètres. Dans certaines conditions, la hauteur d’eau peut dépasser un mètre : cuvette, sous-sol, remblai obstruant un axe d’écoulement…
Pour visualiser les zones inondables, consultez la carte interactive.
Préambule à l’identification des épisodes historiques
L’historique des inondations par ruissellement se concentre généralement sur les épisodes récents, pour plusieurs raisons :
- Observations de terrain : contrairement aux cours d’eau, il n’y a pas de stations de mesure des niveaux d’eau dus à des épisodes de ruissellement. Depuis quelques années, les photos et vidéos prises par les témoins et relayées dans les médias et les réseaux sociaux constituent une source de données riche, qui reste relativement récente ;
- Mesure de la pluviométrie :
- Pas de temps d’acquisition des mesures : les épisodes de ruissellement étant généré par des épisodes de pluie courts, l’identification des épisodes à risque nécessite de disposer de mesures à des pas de temps courts. Or, les mesures horaires sont globalement disponibles depuis les années 1990, et les données à pas de temps de 5 ou 6 minutes depuis les années 2000 ;
- Résolution spatiale d’acquisition des mesures : les épisodes de ruissellement sont généralement générés par des épisodes de pluie localisés. Ainsi, les stations de mesure (pluviomètres) sont insuffisantes pour capter ces phénomènes, qui nécessitent de disposer de données radar. Ces données sont également disponibles depuis peu (fin des années 1990) et leur partage reste encore limité ;
- Augmentation de la fréquence des désordres : il est également fortement probable que les épisodes de ruissellement soient devenus plus fréquents ces dernières années (bien que les données manquent pour l’attester), en particulier en raison de l’urbanisation, qui a entraîné une imperméabilisation des sols (augmentation du ruissellement) et l’exposition de nouveaux enjeux (augmentation des désordres).
Bien que quelques témoignages aient été recensés pour des épisodes apparus au cours du XXème siècle, la présente analyse des épisodes passés se concentre sur ceux observés au XXIème siècle, sur deux périodes :
- De 2000 à 2021 : recensement et caractérisation des épisodes réalisés dans le cadre de l’étude des phénomènes de ruissellement à caractère exceptionnelle, menée entre 2021 et 2023 par Toulouse Métropole et les intercommunalités partenaires, à l’échelle de 94 communes de l’agglomération toulousaine ;
- Après 2021 : identification des principaux épisodes observés (mise à jour en octobre 2026).
Période 2000-2021
Sur la période de 2000 à 2021, une trentaine d’épisodes de ruissellement ayant généré des désordres ont été relevés à l’échelle de l’agglomération toulousaine, dont une vingtaine ayant entraîné un arrêté de déclaration d’état de catastrophe naturelle (CAT-NAT), soit 1 par an en moyenne.
L’épisode le plus important connu est celui du 23 juin 2014 à Tournefeuille et dans les communes voisines (Colomiers et Plaisance-du-Touch). Lors de cet épisode, le cumul de pluie est estimé à 120 mm en 1 heure à l’épicentre de l’épisode, soit deux fois le cumul de la pluie centennale. Cet épisode a entraîné l’inondation de nombreuses rues et garages et des dégâts matériels, notamment pour les véhicules. Il n’a en revanche pas fait de victimes ni de blessés graves.

Les autres épisodes les plus marquants sur la période 2000-2021 sont identifiés sur la frise suivante. Les conséquences de ces épisodes ont été des dommages matériels. En particulier, l’épisode de 2017 à Pibrac a entraîné l’inondation (avec une faible hauteur d’eau) et l’évacuation d’une école maternelle.

Période post-2021
Plusieurs épisodes marquants ont été vécus ces dernières années, notamment :
- Juin 2023 : succession de 4 épisodes ayant entraîné des inondations à Toulouse et sur plusieurs communes alentours, en particulier le 11 juin (jusqu’à près de 50 mm de pluie en 1 heure). Nombreux dommages matériels, dont une interruption partielle de la ligne B du métro (11 juin) et inondation d’une entreprise à L’Union (13 juin) ;
- Août 2024 : épisode de ruissellement important à Baziège et à l’ouest de Toulouse (Colomiers, rocade ouest…) le 14 août ;
- Mai 2025 : épisode de ruissellement agricole avec des coulées de boue dans l’est toulousain, notamment à Pin-Balma ;
- Mai 2026 : épisode de ruissellement agricole avec des coulées de boue dans l’est toulousain, notamment à Quint-Fonsegrives, le 10 mai.






Le risque d’inondation par ruissellement est très diffus et concerne un très grand nombre de personnes : environ 1 personne sur 3 habite en zone inondable par ruissellement dans l’agglomération toulousaine, et de très nombreux bâtiments sont exposés, notamment 800 établissements sensibles (écoles, EHPAD…). Pour plus de détails, consulter la page Chiffres-clés.
Les mesures de prévention sont moins développées vis-à-vis de ce risque que pour les inondations par débordement de cours d’eau, en raison notamment de l’acquisition récente de connaissances permettant de mieux comprendre et cartographier les inondations par ruissellement.
Une première réponse a été apportée à partir de la fin du XXème siècle par la définition de règles de gestion des eaux pluviales. Ces règles ont notamment visé la création de bassins de rétention lors de la réalisation de nouveaux aménagements pour compenser l’imperméabilisation des sols. Ces règles se sont progressivement renforcées, et visent aujourd’hui à gérer un plus grand volume d’eau « à la parcelle » (au plus près de là où elle tombe), en priorité par infiltration : l’objectif est de limiter les volumes d’eau renvoyés vers les réseaux, ainsi que la construction de grands ouvrages de stockage, coûteux en foncier et en argent.
Néanmoins, ce mode de gestion devient insuffisant en cas de pluies exceptionnelles ou de défaillance (par exemple : avaloir bouché en cas d’orage). Il est donc nécessaire de prendre des mesures complémentaires pour faire face à ces situations : adaptation des projets d’aménagement (surélévation de bâtiments, construction en-dehors des zones les plus exposées…), adaptation des bâtiments existants (batardeaux, surélévation des équipements sensibles dont les prises électriques…) signalisation au droit des points les plus critiques (points bas routiers fréquemment inondés…), sensibilisation du public sur les comportements à adopter…
À la suite de l’étude portée par Toulouse Métropole et les intercommunalités partenaires entre 2021 et 2023, des actions ont ainsi été engagées pour prendre en compte les risques liés aux inondations par ruissellement en cas de pluie exceptionnelle :
- Communication et sensibilisation :
- Intégration de mentions spécifiques au ruissellement dans tous les supports de communication ;
- Ajout des zones inondables par ruissellement sur la carte interactive ;
- Aménagement du territoire :
- Intégration d’orientations opposables dans le Plan Local d’Urbanisme et de l’Habitat intercommunal (PLUi-H) de Toulouse Métropole (approuvé en décembre 2025) ;
- Transmission des données aux services en charge de l’aménagement et aux porteurs de projets majeurs, notamment pour la construction de la 3ème ligne de métro ;
- Renforcement des règles de gestion des eaux pluviales dans les Schémas Directeurs de Gestion des Eaux Pluviales (SDGEP) élaborés à l’échelle des communes ou des intercommunalités (notamment le SDGEP de Toulouse Métropole, approuvé en 2025) ;
- Adaptation des bâtiments et équipements existants :
- Transmission des données de zones inondables par ruissellement aux gestionnaires de réseaux (électricité, gaz, télécom, transports, eau…) dès 2022 ;
- Prise en compte de ces données dans les diagnostics de vulnérabilité des bâtiments réalisés depuis 2024.
Pour en savoir plus :
Pour aller plus loin
Ce type d’inondation apparaît généralement lors d’épisodes pluvieux de longue durée (plusieurs jours), qui saturent les sols en eau et font monter le niveau des cours d’eau. Lorsque le niveau d’eau dans les nappes proches de la surface augmente, il peut alors entraîner des inondations des pièces situées en sous-sol. Dans les cas les plus défavorables, le niveau de la nappe peut dépasser le niveau du sol, et ainsi générer des accumulations d’eau à la surface. Ces inondations peuvent durer plusieurs jours, voire plusieurs semaines dans certains cas.
Les inondations par remontée de nappe constituent principalement une source de dommages pour les bâtiments et les équipements situés dans les pièces exposées. En revanche le risque pour la sécurité des personnes est faible.
Ce type d’inondation reste assez mal connu dans l’agglomération toulousaine, bien qu’il soit a priori peu prégnant, ou du moins génère globalement peu de dommages dans l’agglomération toulousaine, au regard du faible nombre de témoignages associés. Le nombre d’arrêtés « CAT NAT » (de reconnaissance d’état de catastrophe naturelle) spécifique au phénomène d’inondation par remontée de nappe est lui aussi très faible dans l’agglomération toulousaine, où seulement 3 arrêtés sont recensés : à Frouzins (18 au 20 janvier 2013), Aussonne (18 au 20 juin 2013) et Baziège (10 au 11 janvier 2022).
La carte de référence concernant les zones inondables par remontée de nappes est celle produite à l’échelle nationale par le BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières) en 2023, accessible en consultation sur le site https://www.georisques.gouv.fr/.
Les principales zones exposées sont les vallées des cours d’eau, comme le montre la carte ci-dessous. Des études plus localisées sont prévues dans le cadre du Programme d’Actions de Prévention des Inondations (PAPI) 2026-2031 afin d’affiner les connaissances dans les secteurs susceptibles d’être les plus exposés.

Ce type d’inondation est très peu probable, mais peut entraîner un risque très élevé pour la sécurité des personnes et des dégâts majeurs. Il survient lorsqu’un barrage rompt, entraînant ainsi une vague de submersion rapide. L’exemple le plus connu en France est celui de la rupture du barrage de Malpasset (Var) en 1959, qui avait occasionné la mort de plusieurs centaines de personnes.
Aujourd’hui, la sécurité des barrages a été très fortement renforcée, et des procédures de détection précoce et d’alerte des populations ont été mises en place.
Dans le cas de l’agglomération toulousaine, 8 « grands barrages » sont identifiés comme pouvant générer des ondes de submersion arrivant en quelques heures, et dont l’emprise dépasserait sur certains secteurs l’emprise des zones inondables dues à une crue naturelle exceptionnelle du cours d’eau. Les barrages concernés sont :
- Le barrage de Cap-de-Long dans les Hautes-Pyrénées, dont la rupture affecterait la Garonne dans toute la traversée de l’agglomération toulousaine ;
- Les barrages de Gnioure, Laparan, Naguilhes, Soulcem, et L’Oule dans les Pyrénées ariégeoises, ainsi que le barrage de Montbel, également en Ariège, dont la rupture se ferait ressentir sur l’Ariège jusqu’à la confluence avec la Garonne, s’estompant ensuite ;
- Le barrage de la Ganguise (ou de l’Estrade) dans l’Aude, dont la rupture impacterait très fortement la vallée de l’Hers-mort (au-delà de l’emprise de la crue centennale) jusqu’à la confluence avec la Garonne.
Les emprises inondables associées à ces barrages, estimées selon des scénarios très sécuritaires (rupture brutale en considérant le barrage comme plein) sont identifiées sur la carte suivante, et sont visualisables sur la carte interactive mise à disposition par l’État à cette adresse (cliquer).

En complément, d’autres barrages de taille plus modestes sont présents dans l’agglomération toulousaine ou en amont des cours d’eau traversant l’agglomération. C’est en particulier le cas sur le bassin versant du Touch. Les zones inondables associées à leur rupture n’est souvent pas connue à ce jour. Pour les trois barrages les plus conséquents, tous trois situés dans le bassin versant du Touch (Fabas, Savères et Poucharramet), ces zones inondables sont connues et des protocoles de surveillance et de suivi sont définies pour assurer la sécurité de ces barrages.
